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La bio

 

Né au lendemain de Mai 68,

 

Christophe Lambert est un pur parisien, ayant grandi, vivant et travaillant toujours à Paris. Il décrit son enfance comme « schizophrène », partagée entre un père ingénieur plutôt traditionnel et une mère bohème et fantasque, bijoutière, costumière, qui l’emmène dans les boîtes de nuit le week-end, tandis que la semaine, il fréquente un établissement religieux dans le 16ème arrondissement. Un grand-père affichiste et galeriste, une mère fréquentant les artistes…, la rencontre avec l’art se fait naturellement dès le plus jeune âge.

 

 

 Petit garçon, il préfère traîner dans les salles d’égyptologie ou dans la Grande Galerie du Louvre, qui devient vite son terrain de jeu habituel, que courir dans les jardins du Palais Royal. Il fréquente assidûment le musée par divertissement, par goût de la solitude, puis enfin, les années venant, par un intérêt grandissant pour l’art. Mais si le désir de devenir artiste affleure, dès l’adolescence, c’est davantage dans une forme de romantisme de la vie d’artiste sublimée, par posture esthétique, que par réelle velléité. Il s’oriente d’ailleurs vers des études très classiques, s’engage dans l’ingénierie puis finalement devient architecte, une manière d’allier une certaine forme de pratique artistique à la rigueur de l’ingénieur. Loin de l’image de l’« architecte star », concevoir des lofts ou des immeubles lui fait cruellement ressentir le manque de liberté créative, d’autonomie, dans ce métier où dominent souvent les contraintes esthétiques. Pourtant, à 18 ans, il avait exploré l’art moderne et l’art contemporain, en délaissant le Louvre pour le Centre Pompidou. Plus tard, la rencontre avec certaines œuvres, celle de Peter SAUL, de Peter KLASEN, de Keith TYSON, avait agi comme une révélation, une découverte de la liberté, voire de l’irrévérence, de créer, de produire, de juxtaposer les codes, de les traverser ou de les déconstruire. Il dessine et peint, produit des petits tableaux à l’esprit pop, sans encore réelle ambition, du moins consciente, de devenir artiste. C’est que son goût de l’ombre, des coulisses, comme celles des théâtres qu’il fréquentait enfant, le garde discret. Au début des années 2000, il lui faudra quelques « choses de la vie » pour sortir ses dessins et tenter de commencer à exposer. Les premières expériences d’exposition le décide à prendre son temps, à interroger autant les conditions de monstration d’un travail artistique que le sens de ce qui peut être dit et fait en art. Ce faisant, il fourbit ses outils et ses armes, affine et affirme ses élans créatifs, inventorie des projets, alliant l’ironie au cross over culturel, le jeu de mot à l’utopie. Durant plusieurs années, il prépare ainsi peu à peu une sorte de corpus d’œuvres virtuelles qui ne demandent qu’à éclore, et dont les « Saints Suaires », présentés récemment, sont la manifestation.

 

Born in the aftermath of the 1968 May, Christopher Lambert is a pure Parisian; he grew up and is still living and working in Paris. He describes his childhood as "schizophrenic", shared between a father, an engineer rather traditional, and a mother, bohemian and fanciful, jeweler, costumer, who took him to clubs on weekends while during the week he was attending a religious school in the 16th arrondissement. With a grandfather, poster designer and running a gallery, a mother surrounded by artists ... art reached him naturally at an early age. As a young boy, he preferred to hang out in the halls of Egyptology or in the Grande Galerie of the Louvre, which turned quickly to be his regular playground, than running in the gardens of the Palais Royal. He regularly visited the museums driven by distraction, a taste of loneliness and finally, with the years, because of a growing interest in art. But if the desire to become an artist flushed as a teenager, it is more a kind of romanticism of the artist sublimated by aesthetic posture than an inclination. He moved also towards very classical studies, enrolled in engineering and at the end became an architect, a way to combine some form of artistic practice to the rigor of the engineer. Far from the image of the "star architect", he sorely felt the lack of creative freedom and autonomy in designing lofts or buildings, in an industry where often the aesthetic constraints dominate. However, at the age of 18, he explored modern and contemporary art, by leaving the Louvre for the Pompidou Centre. Later, meeting with certain works -Peter Saul, Peter Klasen and Keith Tyson- had acted as a revelation, a discovery of freedom, even irreverence, to create, to produce, to juxtapose codes, cross them or deconstruct them. He drew and painted, produced small paintings in the pop spirit, yet without real ambition, at least consciously, to become an artist. His taste of the shadows, the wings like the ones in the theaters he frequented as a child, kept him discreet. In the early 2000s, some "facts of life" brought him to show his drawings and try to begin to exhibit them. The first experiences of exhibition led him to take time, to examine all the conditions of demonstration of artistic work as well as the sense of what can be said and done within art. In doing so, he prepared his tools and weapons, refined and expressed his creative impulses, inventoried projects, combining irony to cultural crossover, playing on words and utopia. During several years, he gradually prepared a kind of corpus of virtual works which are just waiting to come out. The outcome is the "Holy Shrouds" just recently presented.

 

Marie Deparis Yafill

 

06 13 28 70 76 cl.christophe.lambert@gmail.com © 2018

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