Textes et dessins de Christophe LAMBERT

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Japonica, violanta.

Tu es comme ces fuchsias oranges et rouges, fleurs sauvages, imprécises et pimpantes. L’air marin du Cotentin les brasse délicatement pendant l’éclaircie. Ces éclatés de chairs sont comme l’embout d’un fleuret d’escrime. La mer en nourrit la fibre jusqu’à la déflagration. L’iode et la lumière sécrètent ces admirables plaies bigarrées.
Tu es aussi un dessin technique réalisé à la mine de plomb, un éclaté d’une invention géniale où l’on voit tout le moteur à l’intérieur. Les pistons et les soupapes, les courroies, les comment, toute la mécanique tunée. On voit que ça peut marcher, mais rien n’explique pourquoi c’est grippé.
Si je pouvais fondre tes capelli en lingots. Quelle fortune! Si tout pouvait nous apparaître comme le reflet cuivré du corps d’un instrument à vent. Si ton titre SL, matière première, avait pris 127,48% de 2003 à 2007 au gré des fluctuations haussières du CAC. WARRANTS. On serait moins dans la merde. Si tu connaissais la théorie unifiée des discordes, tu me ferais moins de reproches, tu saurais que c’est la loi de l’univers.

Totale patauge.